Musée Imaginaire Virtuel

Une histoire visuelle de la peinture occidentale de la Renaissance à nos jours
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Les oeuvres appartiennent aux principaux mouvements et courants de la peinture 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dès la seconde moitié du XIX° siècle, la photographie a marqué la peinture de son empreinte. A l'aube du XX° sièvle, elle ne se contente plus d'influencer son concurrent immédiat : elle semble même l'avoir supplanté. Il reste quelques créateurs contemporains ; mais le plus souvent, la peinture, à l'image de notre époque, nous donne l'impression de se répéter, ressasser et ne plus éblouir. La peinture reflète-t-elle le déclin de notre culture ? Dans ce contexte, les grands peintres demeurent plus que jamais les grands. Les revivre à travers leurs oeuvres dans les expositions et les livres était déjà une grande chance offerte. Mais aujourd'hui, Internet agrandit considérablement le champ du possible : qu'elles appartiennent à des musées et à des collections particulières, la plupart des oeuvres du monde entier peuvent être confrontées, elles sont à notre portée pour découvrir ou redécouvrir la peinture, "l'écriture de la vie" (Edouard Manet) !


 
Afin d'éviter toute ambiguïté ou confusion, il convient de préciser que l'expression « Musée Imaginaire » à laquelle Malraux ne cessa plus de se référer après la parution de son livre ne signifiait pas pour lui le musée des préférences de chacun, mais l'ensemble des œuvres qui s'imposent à la sensibilité d'une époque et qui sont à peu près les mêmes pour tout le monde à un tiers près. C'est l'approche qu'a retenue le MIV.
 
Ce "musée imaginaire" a l'ambition de couvrir la peinture occidentale de la Renaissance (c'est-à-dire de ses origines au XIV° siècle) à nos jours, en s'appuyant sur l'iconographie disponible sur l'ensemble du réseau Web (www). Son organisation se veut très classiquement et pédagogiquement articulée autour des principaux mouvements et courants de la peinture, et de leurs principaux représentants. Il devient alors, à sa très modeste façon, une véritable histoire visuelle et vulgarisée de la peinture, fondée principalement sur la richesse iconographique (230 peintres et 1.000 oeuvres constituant ce musée virtuel), en particulier pour l'art moderne et contemporain du XX° siècle (près de la moitié des artistes et des tableaux). S'y ajoutent plus de 300 oeuvres en "réserves".

Cent soixante-dix artistes sont présentées avec une plusieurs oeuvres "sélectionnées" faisant, pour la plupart, l'objet de commentaires (le titre de l'oeuvre est alors suivi du pictogramme  ;  elles n'appartiennet pas toutes à des grands maîtres. Soixante-dix grands maîtres de la peinture, habituellement reconnus comme tels par les historiens d'art, font l'objet de développements (leur nom est suivi du pictogramme ). André Malraux disait que le chef d'oeuvre est "l'expression du génie". La notion de "maître" ou de "génie" suppose un être d'exception. Le Caravage, Cézanne, Picasso ou Ernst sont des génies, qu'ils aient ou non formé des élèves dans leur atelier ou une école d'art, se soient ou non entourés de peintres confirmés comme collaborateurs ou qu'ils se soient imposés comme "maîtres" par la seule autorité de leur art (Vermeer, Chardin ou Velasquez). Pour le XX° siècle, seules ont été retenues les 60 premières années, au-delà le recul semblant insuffisant : Warhol qui atteint des sommets dans les enchères, attire les foules dans les expositions et fait preuve d'une nouveauté technique et plastique réelle, est-t-il pour autant un grand maître ?
 
 
Comme aimait à le dire Bernard Buffet, "la peinture, on la sent" : si les oeuvres présentées se veulent représentatives des époques et mouvements de la peinture, elle sont, bien sûr, comme dans tout musée, le choix du conservateur (ici l'auteur du MIV, ancien auditeur à l'Ecole du Louvre) qui a souvent favorisé la force créatrice, la couleur et l'expression. Certains maîtres sont plus amplement présentés que d'autres, parfois à l'avantage de peintres moins renommés. Il en est de même des oeuvres : les pièces maîtresses ou les plus célèbres ne sont pas toutes représentées, alors que certaines moins réputées ou moins connues peuvent l'être. Certains genres, comme le nu, sont privilégiés ; tandis que d'autres, comme la peinture d'histoire et religieuse (notamment celles de la Renaissance), sont en minorité. Les courants classique du XVII° siècle et néo-classique du XVIII° siècle sont assez peu représentés ; alors que la période baroque au XVII°, le post-impressionnisme au XIX° sont largement exposés. Quelques tableaux emblématiques : grands évènements, personnages illustres, peintres et vie artistique... ou mythiques, ont également été retenus. Enfin, certains artistes sont plus prolifiques que d'autres, et si l'on admet avec Lucian Freud que "chez les très bons peintres, c'est toute leur oeuvre qui est bonne", ceci peut aussi expliquer la forte présence de certains d'entre eux : Titien au XVI° ; Rembrandt au XVII° ; Degas, Manet, Cézanne, Van Gogh ou Gauguin au XIX° ; Matisse, Picasso, Léger ou Klee au XX°.
 
 
Pour en savoir plus sur la notion de chef d'oeuvre (vidéos en anglais provenant de la VCM, Virtual Collection of Masterpieces)

Le choix des oeuvres a parfois été tributaire des "limites" d'Internet : malgré la richesse de son contenu, la puissance des différents moteurs de recherche et l'accès direct aux oeuvres quelques musées via leurs sites, certains tableaux n'ont pu être retrouvés (notamment lorsqu'il s'agit de collections particulières), ou bien la qualité de restitution laissait trop à désirer, même après traitement de l'image avec un ou plusieurs logiciels spécialisés. En revanche, certaines recherches approfondies sur une oeuvre donnée ont souvent fait découvrir d'autres oeuvres moins connues, voire d'autres artistes. André Malraux aimait à dire qu'"un musée vient d'une succession de hasards heureux", et c'est bien ce que permet Internet.
  
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