Les oeuvres sont présentées en tenant compte de leur taille originale et dans un cadre d'époque
L'ordonnancement des oeuvres privilégie très classiquement la chronologie
Afin de préserver la compréhension globale de l'oeuvre d'un artiste, celle-ci est présentée dans son ensemble, au sein de l’étude d’un mouvement de la peinture qui la caractérise communément. Certes, cette approche peut légitimement apparaître comme arbitraire ; en revanche, la fragmentation de l’œuvre d’un artiste nuit le plus souvent à la compréhension globale de son œuvre*. Pour chacun des peintres, la présentation privilégie la chronologie, à moins que la thématique (paysages, portraits, nus, etc.) ne permette de mieux comprendre leur évolution.
Les oeuvres sont présentées en tenant compte de leur taille originale
Dans tous les médias - livres, catalogues, revues, DVD, sites internet spécialisés - les œuvres d’art sont reproduites au même format… et « perdent leur échelle ». Comme le disait également André Malraux, nous avons alors affaire à "une oeuvre d'art nouvelle". Dans le présent Musée Imaginaire Virtuel, afin de respecter les oeuvres d'art originelles et conserver leur force émotionnelle, celles-ci sont reproduites à l’échelle, dans les limites inférieures et supérieures de notre perception psychosensorielle : au-delà ou en deçà d’une certaine dimension, on change d’échelle et les tableaux les plus grands nous paraissent avoir peu ou prou la même taille (ils sont tous très grands), idem pour les tableaux les plus petits (ils sont tous très petits). II n’y a donc pas d’inconvénient majeur à les reproduire avec les mêmes dimensions maximales ou minimales (d'autant plus que dans la pratique, ils sont une minorité : environ 20% des tableaux présentés).
Les dimensions minima-maxima retenues sont en hauteur, 10-140 cm ; en largeur, 10-240 cm (elles sont adpatées au format 16/9 qui tend maintenant à supplanter les autres, et aux dimensions les plus courantes des nouveaux ordinateurs, dans la mesure où les pages sont affichées en mode plein écran, comme il est vivement recommandé).
Les oeuvres sont présentées quasi sans encadrement, mais dans un décor d'époque
Les tableaux sont présentés quasiment sans encadrement : ils sont simplement entourés d’un mince liseré qui leur sert de "bordure" (comme on appelait les cadres aux XVII° et XVIII° siècles), doré pour les oeuvres des XV° et XVI° siècles - à l'exception des fresques - et couleur bois naturel pour les siècles suivants**. Ils sont tous présentés sur un fond dont la couleur est représentative de l’époque au cours de laquelle ils ont été peints et qui en suggère le décor (par exemple le bleu Nattier pour le XVIII° siècle, le vert pour le XIX°, le gris argent pour l’art contemporain ; la terre d'ombre naturelle servant d'écrin naturel aux oeuvres de la Renaissance) pour ainsi, comme en principe un cadre, « rendre la scène figurée, au temps de celui qui l’a peinte » (André Malraux ) et la mettre en valeur. Dans la pratique, c'est rarement le cas, la plupart des musées utilisant d'affreux cadres conventionnels, bourgeois et pompeux (datant souvent de la date d'acquisition), jouant alors le rôle inverse : c'est bien malheureusement le cas, par exemple, de ce superbe tableau de Paolo Ucello, "La bataille de San Romano, Contre-attaque de Micheletto da Cotignola", entré au Louvre en 1863 et qui, habituellement, se perd sur les cimaises du Salon Carré.
La présentation des époques, mouvements, artistes et oeuvres majeurs est accompagnée de textes informatifs
Mais la peinture d'une époque ne peut être isolée du contexte historique, technique, social et de l'évolution des idées. Comme dans tout musée moderne ou toute exposition de nos jours, le "visiteur" du MIV pourra bénéficier d'informations clairement organisées. Le parcours pictural du "Musée Imaginaire Virtuel" est émaillé d'informations sur les époques, les mouvements, les artistes et sur certaines oeuvres majeures, remarquables ou typiques (d'une époque, d'un mouvement, ...). Ces informations proviennent de l'encyclopédie en ligne Wikipedia ou d'ouvrages écrits par des historiens d'art. C'est ainsi que les analyses d'oeuvres sont très souvent reprises de Erwin Panofsky, Henrich Wölfflin, Otto Pächt, E. H. Gombrich et Daniel Arasse.
Dans d'autres cas, le texte écrit poura laisser la place à la vidéo ou à la photographie.
Les oeuvres présentées "dialoguent" avec les autres formes d'art
Enfin, la correspondance des arts est une réalité à laquelle la peinture n'a pas échappé depuis sa naissance au XIV° siècle. Elle entretient depuis cette époque un "dialogue" profond avec l'architecture et la sculpture bien sûr, mais aussi avec les arts décoratifs, les lettres et la musique. Il faut y ajouter aujourd'hui la photographie, le cinéma et la vidéo. Aussi seront présentées et illustrées par l'image ou par le son des oeuvres appartenant aux autres champs de la création. Cet éclairage complémentaire devrait aider à mieux comprendre et regarder autrement la peinture.
* Dans la pratique, seuls les peintres du XX° siècle sont à peu près les seuls concernés par cette dichotomie, le siècle dernier se caractérisant par la multiplicité des mouvements de la peinture et la diversité des œuvres d’un même artiste (si le XIX° siècle a lui aussi connu un nombre relativement élevé de mouvements, la production d’un artiste est généralement beaucoup moins diversifiée).
** Quelques tableaux de la fin du XIX° siècle ou appartenant à l’art contemporain sont présentés avec un liseré de couleur noire ou blanche, ou de couleur, voire sans entourage pour certains tableaux du XX° siècle.
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